SENSIBILISATION DES PARENTS IMMIGRES A L’EDUCATION ET LA FORMATION DES JEUNES FILLES ISSUES DE L’IMMIGRATION

 

                                                                                                                  

Financement

- Secrétariat d’Etat à l’Egalité des Chances /Région de Bruxelles-Capitale

 

Trois actions ont été menées par MEDES ASBL :

 

1.      Entrevus avec des parents (hommes et femmes), des filles et des garçons ;

2.      Enquête (questionnaire à remplir) auprès des parents ;

3.      Organisation d’un colloque réunissant des parents, des jeunes filles, des jeunes garçons et des spécialistes.

 

ENTREVUS INDIVIDUELS

 

Plusieurs familles ayant des filles dont l’âge oscille entre 14 et 20 ans ont été contactées. Toutes les communes de le Région de Bruxelles-Capitale à forte concentration d’immigrés ont été sillonées : Anderlecht, Bruxelles (1000 Bruxelles, Laeken, et Neder-Over-Heembeek), Evere, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek, Saint-Gilles, Saint-Josse, et Schaerbeek. A partir des informations recueillies, un questionnaire a été élaboré et soumis aux parents pour un sondage d’opinions.

 

ENQUETE

 

La méthode d’échantillonnage empirique a été utilisée. Cinq cents formulaires comprenant huit questions, dont deux ouvertes, ont été distribués. Pour que cette enquête soit efficace, certains parents ont été assistés par des vacataires de MEDES. Dans l’ensemble, 200 personnes ont répondu à toutes les questions posées. Dans chaque formulaire, les parents consultés étaient invités à se prononcer sur leur participation au colloque pour approfondir les sujets abordés.

 

COLLOQUE [photos !]

 

Le colloque a été organisé dans le but de :

 

ü  avoir les avis des spécialistes ;

ü  permettre un débat contradictoire ;

ü  communiquer au public les résultats de l’enquête ;

ü  dégager des solutions sous forme des recommandations pour la promotion de l’éducation et de la formation des jeunes filles issues de l’immigration.

 

Animé par les spécialistes dans les domaines de l’éducation et de l’égalité entre les hommes et les femmes (éminents professeurs d’université, juristes reconnus et femmes politiques), le colloque s’est déroulé en six étapes, à savoir :

 

Ø  Le mot de bienvenue par la coordination de MEDES ASBL;

Ø  Expériences et témoignages des spécialistes ;

Ø  Exposé des résultats de l’enquête ;

Ø  Intervention du public ;

Ø  Réactions des spécialistes ;

Ø  Recommandations finales.

 

DEPOUILLEMENT DES RESULTATS DE L’ENQUETE

 

 

N°Q

Questions

Types de

réponses

Nombre de personnes

 

%

 

1

Entre les études supérieures (formations) des filles et des garçons, pour lesquelles aimeriez-vous investir

davantage ?

OUI

64

32

NON

94

47

IND

22

11

 

2

 

Pourquoi ?

OUI

74

37

NON

42

21

IND

84

42

 

3

 

Les garçons issus de l’immigration sont-ils plus intelligents que leurs homologues  filles ?  

OUI

90

45

NON

52

26

IND

58

29

 

4

 

Les garçons sont-ils plus appliqués que les filles ?

OUI

72

36

NON

76

38

IND

52

26

 

5

 

Beaucoup de gens pensent que les filles, en général, n’aiment pas rester longtemps sur le banc de l’école ? 

OUI

132

66

NON

68

34

IND

0

0

 

6

 

En ce qui concerne l’accès à l’emploi, les garçons sont plus favorisés que les filles.

OUI

102

51

NON

98

49

IND

0

0

 

7

 

L’environnement familial des immigrés favorise

plus les études des garçons que celles de filles ? 

OUI

94

47

NON

76

38

IND

30

15

 

8

Quelle solution pouvez-vous proposer afin de favoriser l’éducation et la formation de la jeune fille issue de l’immigration ?

( 58  personnes  sur  200  ont  répondu, soit 29 % )

Ø  Valoriser les compétences des parents par l’insertion professionnelle

Ø  Renforcer l’encadrement des filles

Ø  Pas de solution miracle

 

 

Recommandations finales

 

FUn dialogue franc entre les parents et les enfants est hautement souhaité ;

FL’égalité entre filles et garçons doit commencer à la maison, en famille, en soulignant la complémentarité entre hommes et femmes ;

FLes filles doivent être aidées par les parents dans leur épanouissement, au travers des expériences positives de la vie quotidienne ;

FTous les acteurs concernés, en particulier les filles immigrées, doivent être sensibilisés, de manière permanente, à la problématique d’égalité des chances ;

FUne synthèse judicieuse des cultures doit être faite par les personnes issues de l’immigration. Tout ce qui est tradition n’est pas à rejeter.